Au cours des derniers mois, j’ai interpellé trois institutions européennes essentielles — la Cour des comptes européenne (ECA), le Parquet européen (EPPO) et l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) — afin d’obtenir des garanties claires sur la protection des fonds européens versés à l’Ukraine, alors que les révélations de fraude, de détournements et de corruption au plus haut niveau se multiplient.
L’ECA a répondu : elle reconnaît qu’elle ne peut pas effectuer de contrôles sur place et qu’elle n’a aucun mandat pour enquêter sur la fraude ou la corruption.



Le Parquet européen (EPPO) a également répondu — mais sa réponse laisse planer de sérieuses interrogations quant à sa capacité à assurer un contrôle réellement crédible.



Quant à l’OLAF, pas encore de réponse.

Au moment où des milliards d’euros sont envoyés dans un pays marqué par une corruption endémique, le service européen chargé de lutter contre la fraude n’a toujours pas répondu à une demande formelle d’éclaircissements.
La conclusion s’impose : la faiblesse des réponses révèle un grave déficit de volonté politique.
L’Union européenne doit garantir un contrôle strict, indépendant et transparent de chaque euro dépensé à l’étranger. Tout le reste revient à trahir la confiance des contribuables européens.
Je continuerai d’exiger des réponses, des audits, des enquêtes — et surtout un véritable courage politique.
/ENG/
Over the past few months, I have questioned three key European institutions — the European Court of Auditors (ECA), the European Public Prosecutor’s Office (EPPO), and the European Anti-Fraud Office (OLAF) — in order to obtain clear guarantees regarding the protection of EU funds sent to Ukraine, at a time when revelations of fraud, embezzlement, and high-level corruption are multiplying.
The ECA has replied: it acknowledges that it cannot carry out on-the-ground checks and that it has no mandate to investigate fraud or corruption.
The European Public Prosecutor’s Office (EPPO) has also replied — but its response raises serious doubts about its ability to ensure truly credible oversight.
As for OLAF, still no answer.
At a moment when billions of euros are being sent to a country marked by endemic corruption, the European service tasked with fighting fraud has still not responded to a formal request for clarification.
The conclusion is unavoidable: the weakness of these answers reveals a serious lack of political will.
The European Union must guarantee strict, independent, and transparent control over every euro spent abroad. Anything less amounts to betraying the trust of European taxpayers.
I will continue to demand answers, audits, investigations — and above all, genuine political courage.